Le contrat de mariage

Les finalités du mariage en islam : ce qu'il faut viser au moment du contrat

Le mariage a des buts que le croyant doit avoir à l'esprit au moment du contrat. Descendance, quiétude, chasteté, liens entre familles : ce que la Législation vise réellement.

Le contrat de mariage2 août 2026Par Abou ’AbdiLLAH

On se marie souvent sans avoir formulé pourquoi. Or l'intention n'est pas un détail de dévotion : elle change la valeur de l'acte, et elle change la manière dont on traverse les années qui suivent.

Cheikh Soulaymân Ar-Rouhayli pose le principe : le mariage a des finalités que le serviteur se doit d'avoir à l'esprit au moment du contrat, et le regard porté sur le mariage ne doit pas être un simple regard de désir. Il ajoute la raison, et elle est précieuse : afin que l'intention du croyant concorde avec celle du Législateur, et afin que la récompense s'accroisse.

Autrement dit, viser ces finalités transforme un acte permis en acte récompensé.

La descendance

C'est l'une des plus grandes. Le cheikh s'appuie sur le verset de la sourate An-Nahl, dont le sens est qu'Allah a donné aux hommes des épouses issues d'eux-mêmes, et de ces épouses des enfants et des petits-enfants.

Le hadith cité va dans le même sens : « Épousez la femme aimante et féconde, car je me glorifierai de votre grand nombre devant les prophètes, au Jour de la Résurrection. »

La quiétude, l'affection et la miséricorde

Cheikh Ar-Rouhayli formule ici quelque chose que peu de discours sur le mariage osent dire aussi nettement : l'âme a un besoin affectif qu'il est indispensable de combler, et s'il n'est pas comblé par le licite, elle le réclamera par l'illicite.

Le verset de la sourate Ar-Roûm est la référence : Allah a créé les épouses pour que l'on trouve auprès d'elles la quiétude, et Il a placé entre les époux affection et miséricorde.

Le besoin affectif n'est donc pas une faiblesse à corriger. C'est une donnée de la création, et le mariage est le cadre prévu pour y répondre.

Le réconfort mutuel

Le même cheikh distingue une finalité voisine mais distincte : le réconfort réciproque entre les époux, et par là même au sein de toute la famille. Ce n'est pas la même chose que l'affection. C'est la présence, l'appui, le fait de ne pas traverser seul.

La chasteté et la pudeur

Elle vaut des deux côtés, et le cheikh y insiste : pour l'homme comme pour la femme, préserver la chasteté et réaliser sa pudeur est une finalité de la Législation. C'est le sens du hadith adressé aux jeunes, que nous détaillons dans notre article sur le fait de se marier jeune.

Ce que le mariage fait à la société

Cheikh Ar-Rouhayli élargit : la préservation de l'espèce humaine, mais aussi le renforcement de la société, en rapprochant ceux qui étaient éloignés et en liant les familles les unes aux autres.

Un mariage n'unit pas seulement deux personnes. Il crée une parenté là où il n'y en avait pas.

Un bienfait qui appelle une reconnaissance

Cheikh Mouhammad Saʿîd Raslân ajoute le versant du cœur : quand Allah gratifie le serviteur du mariage, il lui incombe de reconnaître ce bienfait. Et il énumère ce qui est réellement en jeu : la chasteté pour soi et pour celles dont on a la responsabilité, et une descendance vertueuse, qui sera la prunelle des yeux ici-bas et un trésor après la mort.

Ce que cela change en pratique

Si vous êtes en recherche, cette liste est un filtre. Un prétendant qui ne se projette dans aucune de ces finalités ne cherche pas un mariage, il cherche autre chose. Et si vous êtes marié, elle est un rappel : ce que vous vivez a un but nommé, et ce but se perd de vue plus vite qu'on ne croit.

Pour aller plus loin

Partager cet article

Articles similaires

Prêt à trouver votre moitié, in shā Allah ?

Rejoignez Nikah et commencez votre recherche de manière halal

S'inscrire gratuitement