Ce que « halal » désigne réellement
Un mariage n'est pas halal parce qu'une plateforme le déclare tel. Il l'est parce que son contrat réunit des conditions que les gens de science exposent avec précision, et qui ne dépendent d'aucun prestataire.
La conséquence est directe : aucun site, y compris celui-ci, ne peut rendre un mariage valide. Ce qu'un site peut faire, c'est ne pas vous en éloigner. C'est déjà rare.
Ce dont on ne peut pas se passer
Le walî. Le tuteur de la femme conclut le contrat. Ce n'est pas une formalité culturelle ni une politesse familiale : c'est une condition de validité. Une femme qui se marie sans son tuteur pose un acte que la majorité des gens de science déclarent nul.
Les deux témoins. Le contrat est public par nature. Cette exigence est précisément ce qui sépare le mariage de l'arrangement discret entre deux personnes.
Le consentement des deux époux. Un mariage imposé n'est pas un mariage. Le consentement doit être réel, et il doit pouvoir se retirer sans que personne ait à se justifier.
La dot. Elle est un droit de l'épouse. La fatwa n° 14950 la dit indispensable sans la compter parmi les piliers du mariage ni parmi ses conditions : un contrat où elle n'a pas été nommée reste valide, et la dot des semblables est alors due à l'épouse. Ce n'est ni un prix ni une démonstration de statut.
Ce qui fait échouer les démarches
La surenchère sur la dot arrête des mariages. La fatwa n° 12097 met en garde contre la surcharge en termes de conséquences, pas de préférences : elle peut empêcher les gens de se marier, et laisser jeunes gens et jeunes filles sans mariage. Ce que nous observons au-delà est de nous : des projets abandonnés, et une génération pour qui le mariage devient synonyme de dette.
L'échange prolongé sans cadre en arrête d'autres. Des mois de conversation privée, sans tuteur informé et sans horizon, produisent de l'attachement mais rarement un contrat.
Enfin, la collection de contacts. Mener cinq conversations en parallèle n'augmente pas les chances de se marier : cela repousse la décision, indéfiniment.
Ce qui rend le contrat valide ne tient pas au lieu
Sur le lieu, la fatwa n° 15986 n'impose aucun endroit. Elle en nomme plusieurs sans en retenir un seul : chez le ma'dhoun, chez le juge, dans la maison du walî, dans la maison de l'époux, ou en n'importe quel lieu. Ce que le Cheikh retient, c'est ce qui doit s'y produire : que les deux époux soient exempts d'empêchements, que cela se fasse par l'offre et l'acceptation, en présence de deux témoins intègres.
Le moment reçoit la même réponse : le contrat est permis à n'importe quel moment, même longtemps avant les noces, même longtemps avant la consommation. Ce qui décide de la validité, ce sont les conditions du contrat, et non l'endroit où l'on se trouve ni la date que l'on choisit. Cette section rapporte ce que la fatwa énonce et n'ajoute aucune condition qu'elle ne pose pas.
المقصود: لا بد أن يكونا خاليين من الموانع، ليس بالزوج مانع، ولا بالزوجة مانع، ويكون بالإيجاب، والقبول، وحضرة شاهدين عدلين عند المأذون، أو عند القاضي، أو في بيت الولي، أو في بيت الزوج
Ce qui est visé : il faut que les deux soient exempts d'empêchements, qu'il n'y ait d'empêchement ni chez l'époux ni chez l'épouse, et que cela se fasse par l'offre et l'acceptation, en présence de deux témoins intègres, chez le ma'dhoun, ou chez le juge, ou dans la maison du walî, ou dans la maison de l'époux.
Ce que nous encadrons, concrètement
Le walî est renseigné à l'inscription de la sœur, et il reçoit un lien qui lui permet de suivre la mise en relation dès le premier message, sans créer de compte.
Un seul échange à la fois. Tant qu'une conversation est ouverte, aucune autre ne peut l'être.
Aucune photo de profil, par conception. Ce que les fatwas posent au regard légiféré, c'est qu'il se fasse sans isolement, en présence de la famille ou d'autres personnes. Nous en tirons notre propre règle : une galerie ouverte à tous n'est pas cette situation-là. Ce que la plateforme retient est plus étroit encore, celui de la mouqabalah, en présence du tuteur ou d'un mahram.
Chaque message passe devant un modérateur humain avant d'être remis.
Des profils réels, vérifiés à la main
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Questions fréquentes
Un mariage conclu sans walî est-il valide ?
Non. Le tuteur est une condition de validité du contrat, pas une option laissée à l'appréciation des familles. Un contrat conclu sans lui est déclaré nul selon la majorité des gens de science.
Le contrat de mariage est-il valide s'il n'est pas enregistré auprès d'une administration ?
Ce qui rend le contrat valide, ce sont ses conditions, et le lieu où il est conclu n'en fait pas partie : la fatwa n° 15986 nomme l'offre, l'acceptation et deux témoins intègres, et admet le contrat chez le juge comme en n'importe quel lieu. Ces conditions sont reprises, fatwa par fatwa, sur la page « Ce qui rend un nikah valide ». Cette réponse s'arrête à ce que le Cheikh énonce.
Quel est le montant correct pour une dot ?
Il n'y a pas de montant fixé. La fatwa n° 12823 rapporte que la législation n'a rien déterminé et qu'elle laisse aux gens ce sur quoi ils s'accordent, peu ou beaucoup, tout en encourageant à réduire et à faciliter : la meilleure des dots est la plus légère. Ni ce que la famille pratique, ni ce qu'a obtenu une cousine, ni ce que le regard des autres attend.
Peut-on discuter avant le mariage ?
Oui, dans un cadre. L'échange en vue du mariage est légitime ; l'isolement à deux ne l'est pas. Tenir le tuteur informé dès le premier message, et ne pas laisser la conversation s'étirer sans horizon, sont les règles que la plateforme ajoute pour que cette ligne tienne.
Faut-il un mariage civil en plus ?
Le contrat islamique et le mariage civil relèvent de deux ordres différents. Ce qui rend le contrat valide, ce sont ses conditions, et aucune des fatwas que cette page suit ne porte sur le mariage civil. Cette réponse s'arrête donc là où elles s'arrêtent : pour tout ce qui touche aux démarches, la question se pose aux gens de science.
L'inscription est-elle payante ?
Elle est gratuite pour les sœurs, entièrement. Les frères souscrivent un abonnement pour initier une mise en relation.
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Par ville et par pays
Sources
- Fatwa n° 15986 : quand le contrat de mariage est écrit, et le jugement de la poignée de main au moment du contrat
- Fatwa n° 14950 : le jugement de la dot
- Fatwa n° 12823 : l'exhortation à faciliter les dots
- Fatwa n° 8859 : les convenances de la khitba et ses règles
- Fatwa n° 1628 : le regard porté sur celle que l'on demande en mariage, et ses règles
- Fatwa n° 12097 : le jugement de la publicité du mariage
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